Vendredi 11 janvier 2002. Les premières soumonces en batterie du Laetare se profilent pour le lendemain dans l’entité louviéroise, avec celles de La Louvière et d’Houdeng. Raf, Bertrand, et Fabian, trois des membres de Virtual Laetare, ont depuis belle lurette programmé une visite à l’Ecole du Tambour d’Houdeng. Le rendez-vous est fixé aux Ecoles du Centre à Houdeng-Goegnies à 17h00. Il fait déjà sombre, les jours commencent à peine à rallonger. Pourtant, les roulements de tambour que nous entendons au lointain en marchant sur la chaussée Houtart nous rappellent que l’hiver est en train de s’en aller, petit à petit.
On pousse la porte, nous découvrons des visages souriants, Nadine et Maryse délivrent quelques tickets boisson à l’entrée et il plane un je-ne-sais-quoi qui nous donne chaud au cœur à voir cet authentique vivier de folklore, de tambours et de musiciens qui s’étale sous nos yeux.
Nous vivons un répétition menée, nous serions tenté de dire « tambour battant », et Fernand Hennixdal, le sympathique président de cette école, nous reçoit avec le comité pour une bien agréable conversation que nous vous livrons.

L’Ecole de Tambour d’Houdeng, une pépinière de tamboureurs et de joueurs de grosse caisse. A la mi-janvier 2002, elle compte 76 élèves. (Photo ETH)
Virtual Laetare : Tout d’abord, merci à vous Fernand et à l’Ecole de Tambour d’Houdeng de nous avoir accueilli en cette soirée du vendredi 11 janvier 2002. Puis-je me permettre de vous demander de vous présenter en quelques mots? Comment en êtes-vous venu au folklore et quel est votre parcours à ce niveau-là?
Fernand Hennixdal : Je m’appelle Fernand Hennixdal, je suis né à La Louvière, dans le quartier de Bouvy en 1948, j’ai 54 ans. Je suis venu au folklore tout naturellement, parce que je suis pour ainsi dire tombé dedans quand j’étais petit ! Mes parents habitaient à 50 mètres du local de la société des Gilles de Bouvy. Il se trouvais alors chez Marie Dediesde, à la rue de Saint-Vaast, mais cet établissement n’existe plus actuellement. En étant venu au monde dans ce milieu, je ne pouvais pas y échapper ! Il faut dire qu’il y avait un grand nombre de musiciens dans ma famille, des trompettistes, qui jouaient dans beaucoup de sociétés et pour à peu près tous les carnavals de la région. Ils participaient à 8, voire 9 carnavals différents et parfois plus encore. Pour comparaison, les tamboureurs en font en moyenne 7 à 8 sur une année. Vu que j’étais né à Bouvy, c’est donc naturellement que j’ai rejoint la société de Gilles du quartier. J’ai très bien connu Omer Leirens, qui était alors président. J’ai été Gille à La Louvière jusqu'à la fin des années 80, j’ai arrêté lorsque je suis venu habiter à Houdeng. Mon fils a aussi été membre des « Gilles de Bouvy » pendant deux ans puis, finalement, il les a quittés. Mon petit-fils a lui rejoint une société de Gilles ici à Houdeng, les « Amis Réunis ». Il y est resté pendant une bonne dizaine d’années. Ensuite, il a voulu apprendre à jouer du tambour. Je l’ai tout d’abord formé moi-même car j’en jouais déjà, ainsi que de la grosse caisse. Nous avons appris l’existence de l’Ecole de Tambour de Baume, à La Louvière, qui était dirigée par les frères Polaert. Nous l’avons rejointe peu de temps après. Il y a deux ans, au mois de juillet 2000, j’ai décidé d’ouvrir ma propre école de tambour. Ca se passe très bien, il y a de plus en plus de musiciens qui viennent, j’ai en tout 76 élèves. Pratiquement, il y a cinq professeurs de tambour et quatre classes, 1 professeur de clarinette et deux classes pour l’apprentissage des cuivres. En tout, il y a donc 7 classes qui fonctionnent au sein de l’école. Par cours, j’essaye de ne confier que trois élèves au professeur. Quand les jeunes sont trop nombreux, le courant passe moins bien, c’est en petit nombre qu’ils apprennent le mieux.
Virtual Laetare : Comment se déroule l’organisation au sein de l’Ecole de Tambour d’Houdeng ? Comment sont accueillis les nouveaux ?
Fernand Hennixdal : Ils sont pris en charge directement, on leur explique comment leur apprentissage va être organisé. Ils apprennent alors la base du roulement de tambour, ce que les initiés appellent le « papa-maman », c’est le passage obligé pour débuter. Un autre aspect important, c’est qu’il faut du temps pour former un bon tamboureur. Je vois beaucoup de personnes qui arrivent, surtout en période de carnaval, en me demandant de faire des miracles en quelques semaines... Je leur réponds que ce n’est pas possible, qu’il faut compter au minimum trois ans de cours et d’entraînement pour former un musicien valable. Concrètement, les élèves tamboureurs apprennent d’abord l’ « Avant-Dîner », la structure rythmique fondamentale que le tambour joue en solo. Lorsqu’ils le maîtrisent, ils passent dans une autre classe et apprennent à accompagner les cuivres et la clarinette. Généralement, cela se fait au bout d’une année. Quand ils ont le bagage suffisant pour ces deux premières étapes, on leur permet d’apprendre à accompagner les airs de fantaisie, mais ça se fait vraiment tout à la fin. C’est un peu la détente et la récompense une fois la répétition du vendredi finie : le dernier quart d’heure est consacré à jouer ces airs. Parfois, on y joue tous ensemble aussi, tout le monde se défoule et je dois dire que ça fait du bien après les 3 heures de cours. C’est en fait assez impressionnant, ces 50 personnes qui jouent ensemble, en moyenne. Permettez-moi de signaler que l’Ecole de Tambour d’Houdeng va de pair avec une école de grosse caisse, son pendant naturel.

Les cours se donnent par groupes de 3 élèves au maximum. Des examens sont régulièrement organisés et permettent aux élèves d’évoluer dans le meilleur encadrement possible. (Photo ETH)
V.L. : Durant ce dernier quart d’heure de répétition, arrive-t-il que certains joueurs de grosse caisse cassent leur peau de frappe ?
F.H. : Ca arrive effectivement... (Sourires) Par exemple comme la semaine passée, où il y en a un qui a brisé la sienne. Seulement, le prix d’une peau de caisse est de 75 euros. Et comme « qui casse paie », les joueurs se montrent généralement assez prudents !
V.L. : Comment sont planifiées les répétitions de l’Ecole de Tambour d’Houdeng ?
F.H. : Les cours particuliers durent une heure, de 17h30 à 18h30 et de 18h30 à 19h30, le vendredi. Les cours de musique et de batterie en groupe durent de 17h30 à 20h00, ici aux Ecoles du Centre à Houdeng.
V.L. : Y a-t-il des examens qui sont organisés pour l’évolution au sein des classes ?
F.H. : Tout à fait, les élèves sont régulièrement évalués. Par exemple, la semaine passée, un élève avait terminé d’apprendre l’ « Avant-Dîner ». Il a été écouté seul par un jury composé de 7 professeurs. Sa prestation était bonne au début, mais elle s’est dégradée sur la fin : il a dû se reprendre à plusieurs reprises. En conséquence, le résultat de l’examen n’a pas été positif. Nous lui avons donc proposé de peaufiner encore pendant quelques semaines et il sera réévalué.
V.L. : Le fait de voir grandir votre école de tambour vous a certainement apporté beaucoup de satisfaction et de bonheur. Je suppose pourtant que les débuts n’ont pas été simples et que cela vous a demandé beaucoup de réflexion et d’organisation ?
F.H. : De fait. J’ai introduit les demandes auprès de l’Administration Communale de La Louvière, auprès du Bourgmestre et de l’échevin J.-M. Brynaert. Je les connaissais de longue date et ils m’ont accordé les autorisations tout de suite. En fait, j’avais surtout des craintes pour trouver un local pour les cours, et de préférence une école. En premier lieu, je suis venu ici à la chaussée Houtart, et ça s’est emmanché directement. J’ai trouvé tout de suite un accord avec les dirigeants des lieux. Nous faisons attention à ne pas perturber l’ordre des classes que nous occupons, car elles sont utilisées à d’autres fins pendant la semaine.
V.L. : Comment se sont passés les premiers cours que vous avez donnés ?
F.H. : L’école a été fondée le 7 juillet 2000, elle est devenue une A.S.B.L. le 1er novembre de la même année. Au début, j’y suis allé de mes propres deniers. Il y a quand même eu directement une quinzaine d’élèves. Avec le bouche-à-oreille, ça s’est très vite agrandi, j’ai même eu des élèves qui venaient de Bruxelles, de Nivelles et de Ville-sur-Haine. Certains viennent de la région de Charleroi et de Binche aussi. J’ai décompté les entités communales dont proviennent les élèves de l’école : il y en a 22 en tout. J’ai fait publier des annonces dans les journaux aussi et nous avons eu droit à des apparitions sur les antennes de RTL-TVI, de la RTBF et d’Antenne Centre. En 2000, la télévision a relaté qu’à Chapelle-lez-Herlaimont, un défi avait été lancé pour faire jouer ensemble le plus de tambours possible, il y en avait plusieurs centaines. Certains élèves y sont allés, mais je ne les encourage pas spécialement à participer à ce genre de manifestations. Je préfère qu’ils restent concentrés sur les cours, pourtant je ne les empêche pas d’y aller.

Sous l’œil attentif de Fernand Hennixdal, le président-fondateur de l’ETH, au centre, se profile la relève et l’avenir de notre folklore régional. (Photo ETH)
V.L. : Certains élèves plus avancés jouent-ils déjà dans les soumonces et carnavals de la région ?
F.H. : A franchement parler, il n’y en a pas encore tellement pour le moment. Former un tamboureur prend du temps, et je n’envoie pas des élèves toujours en apprentissage, pour faire des prestations qui requièrent du « métier ». Néanmoins, ça commence tout doucement, plutôt pour des ramassages le matin du carnaval. Depuis trois ans, certains sont appelés dans ce cadre-là, ici à Houdeng. Plusieurs jouent ainsi pour les Gilles « Sans Rancune », les « Bons Vivants », les « Amis Réunis » ainsi que pour les Paysans. Des tamboureurs de l’école participent aussi au carnaval de Morlanwelz et à celui de Trivières, toujours en renfort pour des ramassages. Nous sommes présents également aux festivités de Bois-du-Luc, juste après le Laetare louviérois.
Au Carnaval d’Houdeng proprement dit, l’école de tambour est représentée au sein du cortège du dimanche après-midi : un groupe de nos tamboureurs y jouera en tête cette année, juste derrière le char représentant le Sabot de Bois-du-Luc. Ce sabot géant sera d’ailleurs une des grandes innovations du cortège du Laetare 2002 à Houdeng, c’est la première fois qu’on l’y verra.
Parmi les plus jeunes qui étudient au sein de notre école, certains maîtrisent l’ « Avant-Dîner » et huit d’entre-eux jouent déjà pour des ramassages de petits Gilles, ici à Houdeng. Depuis trois ans, j’ai aussi des élèves qui vont accompagner le groupe des scouts, durant les soumonces générales à La Louvière. En 2002, j’ai un groupe qui va accompagner une société étrangère ici à l’occasion des « générales » à Houdeng. Nous participons à quelques « Saint-Nicolas » à Maurage et Péronnes, ainsi qu’à la fête d’Halloween dans le quartier du Mitant des Camps. Nous animons également les carnavals d’enfants d’Houdeng, le vendredi avant le Laetare. En 2002, cela se déroulera le 8 mars. Nous irons aussi jouer cette année au carnaval d’enfants d’Anderlues et nous avons des contacts pour un prestation à Soignies.
En ce qui concerne les carnavals d’enfants à Houdeng, trois écoles me demandent d’accompagner leurs élèves. Nous en accompagnons à cette occasion en tout et pour tout environ 1000, pour un parcours dans le centre d’Houdeng.
V.L. : Combien y a-t-il de « batteries » de tambours différentes à cette occasion ?
F.H. : Le plus possible ! (Rires) Nous nous efforçons de mettre à disposition 30 ou 40 élèves de l’école. Aux Ecoles du Centre dont nous occupons les locaux, il y a 500 jeunes. Nous les répartissons en deux groupes, avec deux batteries différentes. C’est en fait le nombre des instrumentistes accompagnant les tambours qui nous limite. Ils sont les plus difficiles à trouver. Pour information, les tamboureurs les plus jeunes ne sortent pas sur le chemin pour des questions de sécurité, et donc pour la batterie qu’ils constituent, ça se passe alors sous le préau et dans la cour de l’école.

L’apprentissage du jeune tamboureur commence notamment par l’« Avant-Dîner », la structure rythmique qui constitue la base de la danse du Gille. Ce n’est que par après que les élèves ont l’occasion de se familiariser avec les Airs de Gilles proprement dits et l’accompagnement des cuivres. (Photo ETH)
V.L. : Comment procédez-vous pour fabriquer vos tambours, grosses caisses, baguettes, etc ?
F.H. : Nous avons une de nos relations qui fabrique des grosses caisses : Claudy, de Saint-Vaast. Il s’occupe de tout et son travail est de qualité. Les baguettes de tambour et les mailloches de grosse caisse sont fabriquées par un membre de notre école de tambour. Les parties en bois sont passées au tour, le bois utilisé est généralement du hêtre. Plus spécifiquement, on utilise parfois du bois de ramin, une essence exotique, bien qu’à vrai dire, tous les bois sont utilisables. C’est à la base une question de poids et cela dépend principalement de ce que le tamboureur recherche. Une baguette plus légère rebondit plus facilement, mais en contrepartie, la sonorité de son impact est moins intense. De même, la forme des baguettes et la pointure plus ou moins marquée des embouts qui frappent la peau, est aussi fonction des doléances du musicien.
Les tambours sont aussi fabriqués par Claudy. Il achète une tôle de laiton avec la densité et l’épaisseur voulue et il la cintre en la courbant. Pour comparaison, le cintrage d’un fût de grosse caisse, qui est lui généralement en contre-plaqué, demande de 15 à 20 jours de mise en forme. Plus rarement, ces fûts sont en métal, mais c’est assez exceptionnel car le poids est alors imposant et un grosse caisse va toujours de pair avec un porteur... (Sourires)
Les peaux sont tendues sur les fûts avec des cordages en fibres synthétiques, plus rarement avec des tiges filetées munies de vis « papillon ». Au sein de l’école, les tambours sont généralement montés sur des fûts de 14 cm de hauteur, plus rarement de 16 cm. Dans le temps, on utilisait du 18 cm, j’ai moi-même joué sur un fût de 20 cm, mais de tels tambours ont presque totalement disparu. De nos jours, on les met au-dessus des cheminées dans les maisons, comme pièces de collection! (Rires)
Je serais d’ailleurs étonné de voir un jeune jouer maintenant avec un tel fût, et qui plus est, monté avec des peaux de veau. Il n’aurait certainement pas facile, cela demandait beaucoup de force pour obtenir une bonne sonorité.
V.L. : Existe-t-il différentes qualités de peaux de tambour et de grosse caisse ?
F.H. : Oui. Cela dépend de l’animal dont elle provient. La meilleure qualité provient du veau mort-né, paraît-il, mais elle est très chère. Il existe des peaux de cerf, mais elle sont très épaisses et difficiles à jouer. La crise de la vache folle a même eu des conséquences sur le prix des peaux ! (Rires) Je vous assure, elles ont augmenté de 25 euros depuis lors ! Les fournisseurs ont là trouvé l’excuse... Dans le temps, les tambours étaient montés avec des peaux d’âne, mais on parle là certainement de la période avant 1940. Cela restait très rare, plus encore que les peaux de cerf. Couramment sur les tambours, on utilisait de la peau de veau, mais cette matière reste assez fragile : elle ne résiste pas à la pluie, et dans ces conditions, il faut mettre un film plastique pour la protéger. Parfois aussi, si un coup de baguette était mal centré, la peau de veau était bonne à être remplacée. En général, on utilise maintenant sur les tambours des peaux synthétiques, qui sont plus résistantes à la pluie et à l’usure. Les grosses caisses restent quant à elles équipées de peaux de veau, aussi bien pour les côtés de frappe que de timbre.
Les épaisseurs des peaux sont aussi répertoriées. Elles sont graduées de 1 jusqu’à 5, voire 6 parfois. Les chiffres les plus petits correspondent aux épaisseurs les plus faibles. Un tambour de Gille comporte deux peaux : une peau de frappe et une peau de timbre. Sur cette dernière sont tendues 6 à 8 cordelettes en boyau de porc, qui produisent la sensation de claquement lorsque le tambour est frappé : ce sont les cordes de timbre. La peau de frappe est toujours plus épaisse que la peau de timbre, car elle est évidemment beaucoup plus sollicitée.
Plus les peaux sont épaisses, plus le tambour possède une sonorité sèche. Selon la sensibilité du tamboureur, ou de son chef de batterie, les musiciens joueront donc sur des tambours montés en « 4 / 2 », (4 pour la peau de timbre et 2 pour la peau de frappe) ou en 4 / 1 si c’est un son plus gras qui est recherché. J’ai parfois vu certains musiciens jouer avec des instruments en 3 / 1, mais ils sont beaucoup plus fragiles et la peau de frappe casse de ce fait plus vite.

Les cours ne sont pas réservés qu’aux garçons, de nombreuses demoiselles ont franchi le pas et se familiarisent elles aussi avec la manipulation des baguettes et autres « mailloches ». C’est là un signe des temps mais aussi le symbole d’un attachement de plus en plus fort de la population envers le carnaval et son patrimoine folklorique : le Gille est avant tout l’emblème culturel de la région du Centre. (Photo ETH)
V.L. : On nous a rapporté certaines anecdotes de tamboureurs utilisant des peaux de veau. Lorsqu’il pleuvait et que la société de Gilles s’arrêtait dans un café, ils déposaient leur instrument près du poêle au charbon de la pièce. La société ne repartait que lorsque la pluie s’était calmée, mais surtout seulement quand les instruments étaient séchés et à nouveau prêts à jouer... Est-ce vrai ?
F.H. : C’est exact, parfois cela durait une demi-heure, voire trois quarts d’heure. Le plus souvent, les tamboureurs étaient prévoyants et lorsque la soumonce ou la journée de carnaval s’annonçait mal au niveau de la météo, ils mettaient directement une protection en plastique sur la peau, avant leur prestation.
V.L. : Vous recevez de temps en temps la visite d’un « ancien » tamboureur, qui vient conseiller la nouvelle génération ?
F.H. : Bien sûr, d’ailleurs un de nos professeurs, Jean-Marie, joue depuis plus de 20 ans du tambour. Il y a différentes façon de jouer l’«Avant-Dîner » et les airs de musique de Gilles, mais je suis persuadé qu’il n’y en a qu’une qui soit la bonne, c’est celle que l’on croit la plus respectueuse de la tradition. J’entends des interprétations qui sont parfois plutôt fantaisistes. Je ne prétends pas que ce que je communique à mes élèves surpasse tout ce qui se fait ailleurs, mais je me sens en accord avec la tradition et le folklore du Gille dans ce que j’enseigne. C’est à mes yeux le principal.
V.L. : L’heure est maintenant venue de nous quitter. A vous Fernand, ainsi qu’à tous les membres du comité de l’Ecole de Tambour d’Houdeng, nous adressons nos remerciements pour le sympathique accueil reçu et vous disons à très bientôt, lors des prochaines festivités dans l’entité louviéroise.
L’interview se termine par l’interprétation de l’Aubade Matinale, a cappella, par Céline Zerghe, élève à la clarinette depuis 1 an. Le Carnaval d’Houdeng se déroule à la Mi-Carême, au Laetare, en même temps que celui de La Louvière. En 2002 : dimanche 10, lundi 11 et mardi 12 mars.
Propos recueillis par Raf, Bertrand et Fabian.
L’Ecole de Tambour d’Houdeng
asbl_ecole_tamb_hg@hotmail.com
Ecole Communale du Centre
Chaussée Houtart, 316
B-7110 Houdeng-Goegnies
Belgique
Membres du comité
(Situation au 15 janvier 2002)
Président : Fernand Hennixdal
064 / 28 00 35
rue Scailmont, 24
B-7110 Houdeng-Goegnies
Vice-Présidente: Maryse Colmont
064 / 88 21 55
rue du Bois des Râves, 6
B-7110 Houdeng-Goegnies
Secrétaire : Marie-Claire Hennixdal
Secrétaire adjointe : Nadine Van den Bosch
Trésorier : Guy Staquet
Trésorier adjoint : William Schepers
Commissaires : Jean-François Delannoy
Valérie Dieudonné
Marie-Dominique Nemeghaire
Joël Tondeur
Danilo Zerghe
Grégory Zerghe
Professeurs de tambours et commissaires
Benjamin Bonnenge
Jonathan Debrulle
Johan Hautier
Jean-Marie Lardinois
Johan Lafourte
Grégory Tondeur
Professeur de grosse caisse
Fernand Hennixdal
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